Le processus actuel
de modernisation sociétale positionne de manière
nouvelle la perspective des genres dans les discussions en
sciences sociales et politiques. Ainsi en est-il dans les
recommandations officielles de la politique européenne
prônée par le traité d’Amsterdam
de 1998 à propos du Gender Mainstreaming, c’est-à-dire
de l’égalité entre hommes et femmes dans
tous les domaines de la vie. En Allemagne cependant, les femmes
occupant des positions dirigeantes se trouvent toujours nettement
sous-représentées dans tous les domaines. Ceci
est également valable dans le domaine scolaire, un
domaine d’application particulièrement sensible
pour le développement de la société de
demain. Il paraît dès lors pertinent et d’intérêt
général d’examiner la situation des femmes
dans des fonctions de cadres dirigeants en pédagogie
au regard des structures traditionnelles du système
scolaire. Il s’agit de se focaliser sur cet aspect des
recherches sur le management qui, jusqu’à présent,
portent très souvent sur l'ensemble des femmes qui
occupent des fonctions dirigeantes, mais négligent
celles occupant une fonction managériale dans un contexte
pédagogique. Qu’est ce qui empêche les
femmes de briguer des postes à responsabilité
dans le domaine pédagogique ? Quelles expériences
ont-elles fait dans ce domaine précisément ?
Ces questions sont au centre de la présente contribution
qui montre quelques résultats émanant d’un
projet de recherche transatlantique. Les pays anglo-américains
possèdent une longue tradition de débats à
propos des «qualités du leadership». La
prise en compte de cette thématique dans un cadre international
ouvre d’intéressantes perspectives de coopération
et d’analyse comparatives interculturelles.
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