Ce texte est une réaction critique aux thèses
du professeur Herzog à propos des risques de standardisation
de l'école et d'instrumentalisation des sciences de
l'éducation que comporterait, selon lui, la réforme
HarmoS. Je soutiens que le professeur Herzog propose un critique
beaucoup trop radicale de la pensée instrumentale, de
l'économie et de l'approche par standards en éducation.
La scolarisation moderne est depuis toujours une réalité profondément économique
et instrumentale: nier cette réalité conduit
selon moi à adopter une vision naïve de l'éducation
et des standards, tout en s'interdisant la possibilité de
rationaliser les pratiques et institutions éducatives.
Enfin, je tâcherai de montrer que le professeur Herzog
surestime le potentiel critique des sciences de l'éducation.
|